Mendès, l’oublié de la gauche, par Vincent Duclert

Merci à Vincent Duclerc que nous avions reçu en octobre 2006 sur l’affaire Dreyfus, pour ce papier publié dans Le Monde du 15 janvier.
Extraits :

La vérité guidait leurs pas, dernier ouvrage publié de son vivant, s’ouvre sur une longue réflexion sur « l’homme d’Etat et le pouvoir ». C’est un véritable testament politique à destination des générations futures : « Ceux qui veulent conjuguer l’égalité et la liberté, construire le socialisme à visage humain, doivent toujours mettre et remettre au premier plan le souci et l’exigence de la démocratie politique. »

L’inexistence de Pierre Mendès France dans la gauche française n’a pas d’autre raison que sa vérité passée. En concevant la République comme un combat historique et démocratique, et non un pouvoir à conserver et à isoler de la société, l’ancien homme d’Etat, lui dont la vie « est en quelque sorte une traversée de la démocratie française au XXe siècle » (Pierre Rosanvallon), s’est condamné à une postérité difficile mais glorieuse.

Comme Jaurès, Mendès France est la vigie de la gauche. C’est-à-dire son honneur. Mais qui en a encore conscience aujourd’hui ?

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