Faut-il changer de république ?

Ci-dessous l’audio du forum sur le thème : Faut-il changer de république ?

Avec :
• Pierre Avril – Professeur émérite des Universités

• Jean-Claude Casanova – Président de la fondation Nationale des Sciences Politiques – Membre de l’Institut français de relations internationales

• Daniel Soulez-Larivière – Avocat à la cour

• Dominique Rousseau – Professeur de droit constitutionnel à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne – Ancien membre du Conseil Supérieur de la Magistrature.

1 commentaire sur “Faut-il changer de république ?

  1. Merci à l’institut Pierre Mendès-France pour la mise à disposition de l’enregistrement.

    Je suis globalement d’accord avec le Pr Rousseau, et ça ne me surprend pas. En revanche, le militant de gauche que je suis ne s’attendait pas à être plus d’accord avec Jean-Claude Casanova qu’avec Pierre Avril. Je suis en désaccord avec le Pr Avril sur le vote blanc et le cumul des mandats.

    Pour Pierre Avril, le vote blanc n’a pas beaucoup d’importance, si ce n’est compliquer le comptage des voix s’il est inclus dans les suffrages exprimés. Le vote blanc a une importance et un sens. Il montre l’intérêt du votant pour la campagne électorale. Il révèle que le votant n’est pas convaincu pas l’offre électorale. C’est une interrogation sérieuse sur la qualité du personnel politique et surtout, sur les projets présentés aux électeurs. Et ça, ce n’est pas rien.

    Sur le cumul des mandats, Pierre Avril dit que le non-cumul va aboutir à un personnel politique composé de gens qui après la fac n’ont rien fait d’autre que de la politique et en vivent, soit comme élus, soit comme collaborateurs d’élus ou de ministres. Or c’est le développement du cumul des mandats sous la Ve République (sous la IIIe et la IV, les cumulards étaient minoritaires) qui est à l’origine de l’émergence du profil « politique professionnel formé dans le syndicalisme étudiant, sans avoir été dans le monde du travail ». Le cumul des mandats, en concentrant les fonctions de parlementaire et d’élu local entre les mêmes mains, encourage le clientélisme chez les électeurs et le caporalisme chez les militants. Dans un système de cumul généralisé, un jeune militant qui cherche un poste d’élu doit se mettre sous la protection d’un puissant politicien cumulard. Et le meilleur moyen de succéder à ce puissant politicien, ou d’avoir son soutien pour l’investiture aux élections, c’est d’être son collaborateur. Juste un exemple. En juin 1981, François Fillon était élu député dès le premier tour en pleine vague rose. Il était le collaborateur d’un ministre RPR qui était député, maire et conseiller général. Et avant ça, Fillon était étudiant…

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