[Annonce] Conférence-débat sur le livre de Pierre Mendès France Liberté, liberté chérie

Samedi 24 septembre 2016, 16 heures
Hôtel de ville de Louviers, salle Pierre Mendès France
Conférence-débat sur le livre de Pierre Mendès France Liberté, liberté chérie

Avec la participation de
– Vincent Duclert, historien, chercheur au Centre d’études sociologiques et politiques Raymond Aron (EHESS)
– André Azoulay, président de l’Institut Pierre Mendès France
– Éric Roussel, historien et biographe de Mendès France

La guerre a été pour Pierre Mendès France une période cruciale.En septembre 1939, il est mobilisé dans l’armée de l’Air et affecté au Levant, où il obtient son brevet d’officier observateur. C’est au cours d’une permission en France qu’il apprend l’offensive allemande du 10 mai. Aussitôt il demande à être envoyé sur le front
pour se battre. Mais il lui faut pour cela effectuer un stage de formation sur les appareils en service et, dans la débâcle générale, ce n’est que le 10 juin qu’il est muté à l’école d’observateurs de Bordeaux-Mérignac. Lorsqu’il y arrive le 19 juin, celle-ci vient de se replier au Maroc. C’est donc pour rejoindre son unité qu’il embarque le 21 juin sur le Massilia, en même temps que d’autres parlementaires. Mais, au cours de la traversée, les passagers apprennent la signature de l’armistice. Dès lors le gouvernement de Vichy va mettre à profit cet épisode pour discréditer les hommes de la IIIe République, en présentant les parlementaires qui ont pris ce bateau pour des fuyards et ceux d’entre eux qui étaient mobilisés pour des déserteurs. Mendès France est ainsi arrêté, transféré à Clermont-Ferrand et, le 9 mai 1941, au terme d’un procès qui n’est qu’une parodie de justice, condamné pour désertion à six ans de prison. Dès le rejet de son pourvoi, il s’évade le 21 juin et, après quelques mois de vie clandestine, rejoint Londres en février 1942 pour s’engager dans les Forces aériennes françaises libres et reprendre le combat.

Rédigé en 1942 et publié en 1943 à New-York, Liberté, liberté chérie est un témoignage capital sur l’épreuve subie par l’auteur et sur la situation de la France au lendemain de l’armistice. Pierre Mendès France y raconte son départ pour le Maroc, son incarcération, son procès, son évasion rocambolesque. Mais, à partir des observations qu’il a pu recueillir au cours de ses mois d’errance avant son départ pour l’Angleterre, il brosse aussi un tableau fidèle des difficultés de tous ordres que rencontrent les Français dans un pays asservi et de l’évolution des esprits face à la politique de collaboration entre Vichy et l’occupant. Les éditions Demopolis ont procédé en 2015 à une édition de la version intégrale livre, avec le soutien de l’Institut Pierre Mendès France et de la Fondation Jean Jaurès. Le texte est accompagné d’une introduction et de notes de l’historien Vincent Duclert et comporte en annexe de nombreux documents écrits et iconographiques. Postface de Denis Salas (haut magistrat) Président de l’Association française pour l’histoire de la justice: spécialiste des années noires de la Justice Française.

C’est à la présentation de la nouvelle édition de cet ouvrage que la Société d’Études Diverses de Louviers, en association avec la Fondation Jean Jaurès et l’Institut Pierre Mendès France, consacre la première de ses conférences mensuelles de l’année 2016-2017. Vincent Duclert, chercheur au Centre d’études sociologiques et politiques Raymond Aron (EHESS) et inspecteur général de l’Éducation nationale, et Éric Roussel, auteur d’une biographie de référence, apporteront leur éclairage d’historiens sur la période évoquée dans le livre et la personnalité de Mendès France.

Entrée libre

Michel Rocard et Pierre Mendès France, une destinée commune et un engagement partagé pour une gauche éthique et humaniste

Le President, les administrateurs et les membres de L’Institut Pierre Mendes France ont appris avec une profonde tristesse la disparition de Michel Rocard, disciple et ami de Pierre Mendes France. Ils présentent à ses proches leurs condoléances et rendent hommage à la mémoire de cet homme d’Etat dont la pensée et l’action ont profondément marqué la vie politique en France.

Michel Rocard et Pierre Mendès France s’étaient naturellement retrouvés dans le même camp dans les années cinquante quand l’urgence d’une solution libérale en Algérie se fit sentir. Ensemble, ils ont dénoncé les agissements des tortionnaires et ont dit d’une seule voix, leur consternation de voir un gouvernement se réclamant, comme eux, de la Gauche tolérer de telles pratiques.

Figures emblématiques de l’éthique et de la dignité en politique, Michel Rocard et Pierre Mendès France auront été dès les débuts de la Vème République les artisans historiques de la gauche humaniste et moderne, une gauche qu’il avaient tous les deux, sans jamais rien céder sur leurs valeurs, contribué à réconcilier avec les réalités de l’économie. Ainsi naquit en France la deuxième Gauche dont l’impact se révéla considérable, spécialement dans la haute fonction publique, les milieux syndicaux et chez les décideurs économiques les plus lucides.

Premier Ministre de 1988 à 1991, Michel Rocard eut à coeur de donner corps à ces idées. La solution évolutive et libérale qu’il réussit a faire triompher pour résoudre le conflit de la Nouvelle Calédonie s’inscrivait dans le droit fil de l’action de Pierre Mendès France en Tunisie, presque quarante ans plus tôt. C’est également dans cette continuité qu’il faut situer et comprendre l’engagement des deux hommes d’Etat pour la reconnaissance d’un Etat palestinien vivant aux côtés de l’Etat d’Israel, réaffirmant dès cette époque l’existence de 2 réalités nationales reposant sur la même exigence, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Michel Rocard se montra toujours extrêmement fidèle à la mémoire de Pierre Mendes France.
Il répondit ainsi en juin 2007 a l’invitation de l’Institut Pierre Mendès France à l’occasion du centenaire de l’ancien President du Conseil.Avec Jacques Delors il vint au Collège de France dire tout ce qu’il devait à Pierre Mendes France et souligner combien il était important de maintenir vivant l’exemple d’une grande figure de la Gauche française, d’un homme comme lui épris d’ideal et particulièrement soucieux de l’avenir des jeunes générations.

Paris, le 4 juillet 2016

[audio] Hommage à Jean Louis Crémieux-Brilhac (1917-2015)

L’institut Pierre Mendès France a eu le privilège de compter dans son conseil d’administration de 1985 à 2015 ce grand résistant et haut fonctionnaire, conseiller de Pierre Mendès France, devenu à la fin de sa vie, l’historien exemplaire de la France libre.
L’institut organisait ce 5 avril 2016 une journée d’hommages dédiée à ce grand commis de l’État à la mairie du 3e arrondissement de Paris.
Journée animée par Emmanuel Laurentin.

IPMF Hommage
Hommage rendu à la mairie du 3e arrondissement à Paris.
E. Laurentin, L. Azoulay, S. Nora
E. Laurentin, A. Azoulay, S. Nora

Avec en première partie :
– André Azoulay président de l’institut PMF.
– Pierre Nora de l’Académie française.

Deuxième partie :
– Jean-Pierre Azéma, professeur des universités à l’IEP de Paris. Président du Comité historique pour le 70ème anniversaire de la Résistance et de la Libération.
– Jean Noël Jeanneney, professeur des universités à l’IEP de Paris. Président de la BNF (2002-2007), ancien Ministre.
– Robert Frank, professeur des universités Université Paris 1. Président du comité scientifique, de l’Institut Pierre Mendès France.
– Mot du maire du 3e arrondissement Pierre Aidenbaum.
– Martine Meusy, collaboratrice de Jean Louis Crémieux – Brilhac à La Documentation Française.
– Léone Nora, membre du Cabinet de Pierre Mendès France en 1954- 1955, administratrice de l’ Institut Pierre Mendès France.
– Lettre de Pierre Avril lu par E. Laurentin.
– Maurice Vaïsse, professeur des universités à l’IEP de Paris, membre du Conseil scientifique de la Fondation De Gaulle.

Eric Roussel journaliste, historien, président de l’IPMF (2007-2016), administrateur de l’ Institut Pierre Mendès France.
– Michel Crémieux, fils de JL Crémieux Brilhac.
– Interventions de la salle.

L’audio de l’hommage.

Pour aller plus loin.

L'étrange victoire

Hommage à Jean Louis Crémieux Brilhac (1917-2015)

L’institut Pierre Mendès France rend hommage à
Jean Louis Crémieux Brilhac (1917-2015) conseiller de Pierre Mendès France membre du Conseil d’administration de l’Institut de 1985 à 2015 à l’occasion de la publication de ses mémoires posthumes: L’étrange victoire (Editions Gallimard).

Avec la participation de Pierre Nora de l’ Académie française, André Azoulay, Président de l’Institut, Jean Pierre Azéma, Georgette Elgey, Robert Frank, Jean Noël Jeanneney , Emmanuel Laurentin, Martine Meusy, Eric Roussel, Maurice Vaïsse.

mardi 5 avril 2016 de 17h30 à 20h à la mairie du 3ème à Paris 2 rue Eugène Spuller – salle Odette
contact@mendes-france.fr