Bio de PMF

Vous trouverez une biographie générale sur le site de l’Assemblée nationale.

Pierre Mendès France en quelques dates :

  • 1907- Pierre Mendès France naît à Paris, le 11 janvier.
  • 1922- Modèle de l’élitisme républicain, il obtient son bachot à quinze ans et publie son premier article dans L’Université de Paris.
  • 1923- Tenté par l’enseignement, il opte néanmoins pour le barreau ; il entre à la faculté de droit et à l’Ecole libre des sciences politiques (« Sciences Po »).
  • 1924- Séduit par Edouard Herriot, Pierre Mendès France adhère au Parti radical et milite à la LAURS (Ligue d’action républicaine et socialiste) qui vient d’être créée et fait le coup de poing contre les Camelots du roi de l’Action française.
  • 1925- Il est classé quatrième de sa promotion de Sciences Po.
  • 1926- Secrétaire général de la section parisienne de la LAURS, puis à l’échelon national l’année suivante, il s’inscrit comme avocat stagiaire au barreau de Paris, et devient le plus jeune avocat de France.
  • 1928- Pierre Mendès France soutient sa thèse de doctorat en droit, L’Œuvre financière du gouvernement Poincaré, et accomplit son service militaire comme caporal dans l’aviation ; au Parti radical, il est dans le groupe des Jeunes Turcs, avec Jean Zay, Pierre Cot, Jacques Kayser.
  • 1929- Il s’installe comme avocat à Louviers, dans l’Eure.
  • 1930
  • Son deuxième livre, La banque internationale. Contribution à l’étude du problème des Etats-Unis d’Europe, reçoit un accueil chaleureux.
  • 1932- Contre toute attente, car il s’agit d’une des circonscriptions les plus conservatrices de France, Pierre Mendès France est élu député de l’Eure ; il est le plus jeune député de France ; au congrès du Parti radical, à Toulouse, il prononce un réquisitoire contre la politique économique des radicaux, au nom des Jeunes Turcs.
  • 1933 Il épouse Lily Cicurel. Deux enfants naissent : Bernard et Michel, respectivement en 1934 et 1936. Son premier grand discours économique à la Chambre des députés lui vaut l’approbation publique de Léon Blum.
  • 1935- Il est élu maire de Louviers.
  • 1936- Réélu député de l’Eure, il est le seul à voter contre la participation de la France aux Jeux olympiques organisés par les nazis à Berlin ; il soutient le Front populaire, malgré son désaccord sur sa politique monétaire et sur la non intervention dans la guerre d’Espagne.
  • 1937- Il est élu conseiller général de l’Eure.
  • 1938- Devenu le plus jeune sous-secrétaire d’Etat au Trésor dans le deuxième gouvernement Blum du Front populaire, il élabore, avec Georges Boris, le premier plan de développement économique proposé au Parlement, mais le gouvernement est renversé trop vite pour qu’il soit appliqué.
  • 1939- Lieutenant de réserve, alors que son mandat de député lui permettrait d’obtenir un poste sans risque, il est nommé dans l’aviation au Levant ; mais il souhaite se battre et réclame une affectation au front.
  • 1940- En permission à Paris pendant la débâcle, il demande à participer au combat, en vain ; suivant son unité au Maroc, il embarque sur le Massilia, pour être arrêté à Casablanca et incarcéré à Clermont-Ferrand sous l’inculpation de désertion par le régime de Vichy, qui cherche des boucs émissaires.
  • 1941- Bien que tous ses chefs aient témoigné en sa faveur, Pierre Mendès France est condamné à six ans de prison lors d’un procès inique ; il s’évade de la prison de Clermont-Ferrand pour « défendre son honneur », comme il l’écrit à Pétain.
  • 1942- Après quelques mois de clandestinité passés à la recherche d’un moyen d’aller à Londres, il y rejoint De Gaulle.
  • 1943- Il publie Liberté, liberté chérie à New-York ; combattant comme officier navigateur avec le Groupe Lorraine, il est appelé par De Gaulle pour être Commissaire aux Finances du Comité français de libération nationale ; ainsi nommé ministre, il tient malgré tout à effectuer une dernière mission de combat ! Il élabore le plan de redressement de l’économie française
  • 1944- Ministre de l’Economie nationale du Gouvernement Provisoire, il préconise des mesures drastiques, qui l’opposent à la politique plus facile prônée par René Pleven.
  • 1945- De Gaulle ayant tranché en faveur de la facilité, Pierre Mendès France démissionne du Gouvernement Provisoire au nom de la rigueur ; il est élu Président du Conseil général de l’Eure.
  • 1946- Il est nommé executive director pour la France de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) — poste qu’il occupe jusqu’en 1947 —, gouverneur pour la France du Fonds Monétaire International — jusqu’en 1959 —, et réélu député de l’Eure.
  • 1947- Nommé délégué de la France au Conseil économique et social de l’O.N.U. (ECOSOC) — poste dont il va démissionner en 1951 —, il est réélu conseiller municipal de Louviers.
  • 1948- Il est élu président des gouverneurs du F.M.I.
  • 1950- Il fait ses premières interventions au Parlement contre la guerre d’Indochine.
  • 1951- Pierre Mendès France est réélu député et président du Conseil général de l’Eure.
  • 1952- Nommé président de la commission des comptes de la Nation — fonction exercée jusqu’en 1960 —, il défend devant le tribunal militaire de Tunis plusieurs militants de l’indépendance tunisienne.
  • 1953- La Chambre refuse de peu l’investiture à Pierre Mendès France comme président du Conseil ; il est élu président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale — poste occupé jusqu’à son investiture en juin 1954.
  • 1954- Gouvernement Pierre Mendès France pendant sept mois et dix-sept jours.
  • Il règle le problème urgent de l’Indochine, puis tour à tour les problèmes tunisien, sarrois et des comptoirs français de l’Inde. La CED est repoussée et la nouvelle politique européenne est mise en place.
  • 1955- Son gouvernement est renversé par l’Assemblée nationale ; élu premier vice-président du Parti radical, il tente de le régénérer et mène campagne pour le Front républicain.
  • 1956- Ministre d’Etat du gouvernement Guy Mollet, il en démissionne à cause de la politique menée en Algérie
  • 1957- Il démissionne de la direction du Parti radical.
  • 1958- Le démocrate légaliste qu’il est ne pouvant pas accepter les conditions dans lesquelles De Gaulle prend le pouvoir, il va faire preuve d’une opposition sans faille jusqu’au bout ; battu aux élections législatives dans l’Eure, il abandonne ses mandats de maire et de conseiller général pour se consacrer à la réflexion politique.
  • 1959- Exclu du Parti radical pour son appartenance à l’Union des Forces démocratiques, il adhère au Parti socialiste autonome (PSA), qui fusionne avec d’autres groupes dans le PSU l’année suivante.
  • 1962- Il publie La République moderne, prend position contre l’élection du président de la République au suffrage universel, et est battu aux élections législatives à Evreux dès le premier tour.
  • 1965- Pierre Mendès France accorde son soutien à François Mitterrand contre De Gaulle lors des élections présidentielles.
  • 1967- Il est élu député de Grenoble ; son épouse Lily décède.
  • 1968- PMF participe au mouvement de mai, en particulier en se rendant au stade Charléty ; il perd son siège de député de Grenoble et démissionne du PSU.
  • 1969- Il fait campagne aux côtés de Gaston Defferre lors des élections présidentielles.
  • 1971- Il épouse Marie-Claire de Fleurieu, née Schreiber-Crémieux.
  • 1972- Il estime que sa santé ne lui permet plus de se presenter à un mandat électif. Après un long voyage il écrit “Dialogues avec l’Asie d’aujourd’hui. Carnet de route”.
  • 1973- Il publie « Science économique et lucidité politique » avec Gabriel Ardant.
  • 1974- Il soutient François Mitterrand lors des élections présidentielles et publie « Choisir ».
  • 1976- Pierre Mendès France va consacrer la fin de sa vie à la recherche de la paix au Proche-Orient ; il organise des conversations secrètes entre progressistes israéliens et palestiniens, à la demande des deux parties.
  • 1977- Rencontre avec Sadate et Begin à Jérusalem.
  • 1981- Pierre Mendès France soutient François Mitterrand lors des élections présidentielles.
  • 1982- Il s’éteint à sa table de travail le 18 octobre ; un hommage national lui est rendu.