Pierre Mendès France aux Rendez-vous de l’Histoire à Blois

Pierre Mendès France, une actualité  éditoriale entre histoire, mémoir(e)s et traces    

« CARTE BLANCHE » aux Rendez-vous de l’Histoire à Blois   2018

Proposée par l’ IPMF pendant ce grand  rendez-vous annuel des chercheurs et éditeurs en Histoire et animée par Alain Chatriot, professeur d’histoire à Sciences Po, une  présentation d’ouvrages  aura lieu :  le vendredi 12 octobre 2018 de 18h00 à 19h30  salle polyvalente de l’INSA  3 rue de la chocolaterie 

Pierre Mendès France : Ecrits de Résistance, commentés par Vincent Duclert  Editions du  CNRS, 2018 ; Biblis inédit  820 p 

Ecrits entre 1939 et 1945, ces textes ont été regroupés à l’initiative de Michel et Joan Mendès France   et publiés  aux éditions du CNRS  en version intégrale avec un volumineux appareil de notes et commentaires   organisé par Vincent Duclert . 

Liberté, Liberté chérie  relate son engagement en 1939, son procès et son évasion, sous forme d’un récit-témoignage paru dès 1942.

Le journal de bord du Groupe d’aviation Lorraine en 1943, « Carnets de guerre du Groupe Lorraine illustre  sa rage de combattre et de venger son honneur, sa  résistance tenace et courageuse face à   Vichy et au Nazisme, ses réflexions sur l’après-guerre, suivi de Roissy en France 

Ministre de l’économie du Gouvernement du Général de Gaulle, il s’adresse à travers les Causeries radiophoniques de 44-45, au peuple meurtri et à peine libéré d’un pays encore en guerre pour lui expliquer les priorités et les difficiles choix gouvernementaux  .. 

 Un ouvrage essentiel pour connaitre Pierre Mendès France   avec projection d’un reportage anglais sur le vol du Groupe lorraine qui inspira le récit Roissy en France (en lien avec le thème des RVDH 2018, « La puissance des images »)

 Hélène Hatzfeld : La politique à la ville. Inventions citoyennes à Louviers ( 1965-1983),  Presses universitaires de Rennes, 2018. 332 p.

Un essai de sociologie politique ’Hélène Hatzfeld, enseignante chercheure en Ecole d’Architecture qui retrace l’expérience municipale originale de gauche menée à Louviers (et inspirée en partie par Pierre Mendès France) de 1965 à 1983 ; son ouvrage est basé sur des documents d’archives et des témoignages d’acteurs dont ceux de Jean Charles Houël, qui illustrera cette période. 

Michel  Beck, Pierre Mendès France, un homme d’avenir. Société des écrivains 2017. 511p.

[Vidéo] Pierre Mendès France, Mai 1968 et après /Fondation Jean-Jaurès

Voir les tables rondes :

Le 27 mai 1968, le rassemblement au Stade Charléty à Paris fait espérer à nombre de Français une issue politique aux mouvements sociaux et étudiants qui se sont étendus dans tout le pays, alors que le pouvoir central semble vacant. Ce jour-là, Pierre Mendès France, certes silencieux, est très présent. Cinquante ans après, une rencontre proposée par l’Institut Pierre Mendès France et la Fondation Jean-Jaurès évoquera cette période et reviendra sur la place occupée par Pierre Mendès France.

Comment Pierre Mendès France a-t-il compris les mouvements et les enjeux de 1968 ? Quelle a été son appréciation politique de cette période ? Quelles sont pour lui les conséquences de son échec aux élections législatives à Grenoble en juin 1968 et de l’élection présidentielle de 1969 ? Au-delà, quels sont les enseignements qu’il en retient pour la recomposition de la gauche socialiste qui aboutit à la victoire de François Mitterrand en 1981 ?

Historiens, journalistes et témoins sont revenus sur ces questions au cours des deux tables-rondes organisées le 28 mai 2018 à la Fondation Jean-Jaurès.

Programme

16h Accueil

  • Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation Jean-Jaurès

16h15-18h : Première table ronde. Pierre Mendès France en 1968

Introduite et présidée par Alain Chatriot, professeur des universités, Sciences Po
Avec :

  • Frank Georgi, maître de conférences HDR, université Paris 1 Panthéon Sorbonne : Le moment 68 : Pierre Mendès France et le mouvement étudiant
  • Anne-Laure Ollivier, professeure en classes préparatoires littéraires au lycée Camille Guérin (Poitiers) : Pierre Mendès France, François Mitterrand et la FGDS
  • Gilles Richard, professeur des universités, université Rennes 2 : Pierre Mendès France, Pompidou, les droites

18h30-20h30 : Deuxième table ronde. Pierre Mendès France et la recomposition de la gauche après 1968  

Animée par Emmanuel Laurentin, producteur à France Culture, administrateur de l’Institut Pierre Mendès France
Avec :

  • Robert Chapuis, ancien ministre, membre du Bureau national du PSU en 1968 : Pierre Mendès France au PSU et au-delà
  • Vincent Duclert, chercheur au CESPRA (EHESS), professeur des universités associé à Sciences Po : Le soutien de Pierre Mendès France à la gauche socialiste jusqu’en 1981
  • François Stasse.

[Annonce] Conférence-débat sur le livre de Pierre Mendès France Liberté, liberté chérie

Samedi 24 septembre 2016, 16 heures
Hôtel de ville de Louviers, salle Pierre Mendès France
Conférence-débat sur le livre de Pierre Mendès France Liberté, liberté chérie

Avec la participation de
– Vincent Duclert, historien, chercheur au Centre d’études sociologiques et politiques Raymond Aron (EHESS)
– André Azoulay, président de l’Institut Pierre Mendès France
– Éric Roussel, historien et biographe de Mendès France

La guerre a été pour Pierre Mendès France une période cruciale.En septembre 1939, il est mobilisé dans l’armée de l’Air et affecté au Levant, où il obtient son brevet d’officier observateur. C’est au cours d’une permission en France qu’il apprend l’offensive allemande du 10 mai. Aussitôt il demande à être envoyé sur le front
pour se battre. Mais il lui faut pour cela effectuer un stage de formation sur les appareils en service et, dans la débâcle générale, ce n’est que le 10 juin qu’il est muté à l’école d’observateurs de Bordeaux-Mérignac. Lorsqu’il y arrive le 19 juin, celle-ci vient de se replier au Maroc. C’est donc pour rejoindre son unité qu’il embarque le 21 juin sur le Massilia, en même temps que d’autres parlementaires. Mais, au cours de la traversée, les passagers apprennent la signature de l’armistice. Dès lors le gouvernement de Vichy va mettre à profit cet épisode pour discréditer les hommes de la IIIe République, en présentant les parlementaires qui ont pris ce bateau pour des fuyards et ceux d’entre eux qui étaient mobilisés pour des déserteurs. Mendès France est ainsi arrêté, transféré à Clermont-Ferrand et, le 9 mai 1941, au terme d’un procès qui n’est qu’une parodie de justice, condamné pour désertion à six ans de prison. Dès le rejet de son pourvoi, il s’évade le 21 juin et, après quelques mois de vie clandestine, rejoint Londres en février 1942 pour s’engager dans les Forces aériennes françaises libres et reprendre le combat.

Rédigé en 1942 et publié en 1943 à New-York, Liberté, liberté chérie est un témoignage capital sur l’épreuve subie par l’auteur et sur la situation de la France au lendemain de l’armistice. Pierre Mendès France y raconte son départ pour le Maroc, son incarcération, son procès, son évasion rocambolesque. Mais, à partir des observations qu’il a pu recueillir au cours de ses mois d’errance avant son départ pour l’Angleterre, il brosse aussi un tableau fidèle des difficultés de tous ordres que rencontrent les Français dans un pays asservi et de l’évolution des esprits face à la politique de collaboration entre Vichy et l’occupant. Les éditions Demopolis ont procédé en 2015 à une édition de la version intégrale livre, avec le soutien de l’Institut Pierre Mendès France et de la Fondation Jean Jaurès. Le texte est accompagné d’une introduction et de notes de l’historien Vincent Duclert et comporte en annexe de nombreux documents écrits et iconographiques. Postface de Denis Salas (haut magistrat) Président de l’Association française pour l’histoire de la justice: spécialiste des années noires de la Justice Française.

C’est à la présentation de la nouvelle édition de cet ouvrage que la Société d’Études Diverses de Louviers, en association avec la Fondation Jean Jaurès et l’Institut Pierre Mendès France, consacre la première de ses conférences mensuelles de l’année 2016-2017. Vincent Duclert, chercheur au Centre d’études sociologiques et politiques Raymond Aron (EHESS) et inspecteur général de l’Éducation nationale, et Éric Roussel, auteur d’une biographie de référence, apporteront leur éclairage d’historiens sur la période évoquée dans le livre et la personnalité de Mendès France.

Entrée libre

[audio] Hommage à Jean Louis Crémieux-Brilhac (1917-2015)

L’institut Pierre Mendès France a eu le privilège de compter dans son conseil d’administration de 1985 à 2015 ce grand résistant et haut fonctionnaire, conseiller de Pierre Mendès France, devenu à la fin de sa vie, l’historien exemplaire de la France libre.
L’institut organisait ce 5 avril 2016 une journée d’hommages dédiée à ce grand commis de l’État à la mairie du 3e arrondissement de Paris.
Journée animée par Emmanuel Laurentin.

IPMF Hommage
Hommage rendu à la mairie du 3e arrondissement à Paris.
E. Laurentin, L. Azoulay, S. Nora
E. Laurentin, A. Azoulay, S. Nora

Avec en première partie :
– André Azoulay président de l’institut PMF.
– Pierre Nora de l’Académie française.

Deuxième partie :
– Jean-Pierre Azéma, professeur des universités à l’IEP de Paris. Président du Comité historique pour le 70ème anniversaire de la Résistance et de la Libération.
– Jean Noël Jeanneney, professeur des universités à l’IEP de Paris. Président de la BNF (2002-2007), ancien Ministre.
– Robert Frank, professeur des universités Université Paris 1. Président du comité scientifique, de l’Institut Pierre Mendès France.
– Mot du maire du 3e arrondissement Pierre Aidenbaum.
– Martine Meusy, collaboratrice de Jean Louis Crémieux – Brilhac à La Documentation Française.
– Léone Nora, membre du Cabinet de Pierre Mendès France en 1954- 1955, administratrice de l’ Institut Pierre Mendès France.
– Lettre de Pierre Avril lu par E. Laurentin.
– Maurice Vaïsse, professeur des universités à l’IEP de Paris, membre du Conseil scientifique de la Fondation De Gaulle.

Eric Roussel journaliste, historien, président de l’IPMF (2007-2016), administrateur de l’ Institut Pierre Mendès France.
– Michel Crémieux, fils de JL Crémieux Brilhac.
– Interventions de la salle.

L’audio de l’hommage.

Pour aller plus loin.

L'étrange victoire

Hommage à Jean Louis Crémieux Brilhac (1917-2015)

L’institut Pierre Mendès France rend hommage à
Jean Louis Crémieux Brilhac (1917-2015) conseiller de Pierre Mendès France membre du Conseil d’administration de l’Institut de 1985 à 2015 à l’occasion de la publication de ses mémoires posthumes: L’étrange victoire (Editions Gallimard).

Avec la participation de Pierre Nora de l’ Académie française, André Azoulay, Président de l’Institut, Jean Pierre Azéma, Georgette Elgey, Robert Frank, Jean Noël Jeanneney , Emmanuel Laurentin, Martine Meusy, Eric Roussel, Maurice Vaïsse.

mardi 5 avril 2016 de 17h30 à 20h à la mairie du 3ème à Paris 2 rue Eugène Spuller – salle Odette
contact@mendes-france.fr