[annonce] Mendès France parle aux Français – journée d’étude – 17 juin 2019

Une journée d’études se tiendra le 17 juin 2019 au Palais Bourbon entre 9h -18h.

Programme et inscription en version PDF

Lors de sa première causerie le 26 juin 1954, le nouveau président du Conseil Pierre Mendès France déclarait aux auditeurs à la radio son « intention de [s]’adresser régulièrement à vous, pour vous parler en toute simplicité (…) et vous tenir au courant de ce que fait et de ce que pense le gouvernement qui est votre gouvernement ».

Une rencontre, proposée par l’Institut Pierre Mendès France, les Archives nationales, l’INA et la Fondation Jean-Jaurès, soixante-cinq ans après son investiture, analysera plus largement les différentes formes de communication de Pierre Mendès France avec les citoyens entre 1930 et 1982, en valorisant les nouvelles sources disponibles. Le but est d’explorer ce que fut cette parole publique « humaine ».

Parler « en toute simplicité » signale une personnalité et un projet politique qui, pour aller à une vérité, ont cheminé sur une ligne de crête entre fidélité républicaine et espoir démocratique, entre discours hérité et propos renouvelés. La rencontre parcourt cette ligne-là. Elle prend en compte les nouvelles archives : la source audiovisuelle mais aussi la correspondance et les archives privées, qui nourriront déjà des exposés.

Au titre des héritages assumés, elle questionne le radical de souche, l’élu de l’Eure, le parlementaire, le chef de gouvernement, l’homme d’État. Elle interroge aussi le « mendésiste », le tenant de la République moderne, l’expert pédagogue, l’homme de presse et le pionnier radiophonique. Sans oublier l’homme réduit au silence, dans sa solitude.

Elle signale ainsi une tension politique qui n’a pas disparu aujourd’hui : celle qui s’installe entre le discours partisan et, signalé par « PMF » au micro le 29 janvier 1955, « le contact nécessaire entre le peuple, le Parlement et le gouvernement » pour exercer le pouvoir en vue du bien commun ; entre le gouvernement et l’élection d’une part et, de l’autre, les sondages, les médias, les mouvements et les réseaux ; entre l’urgence nationale et l’alarme mondialisée. En somme : entre action, civisme et opinion.

Comme si, en voulant parler directement aux Français et établir avec eux « des relations étroites qui seules permettent la franchise réciproque la plus complète », Pierre Mendès France avait tenté de franchir une porte étroite de la démocratie. Puisque « les hommes passent. Les nécessités nationales demeurent ».
Programme

9h : Accueil

9h45 : Ouverture : Parler aux Français, parler au monde
André Azoulay, président de l’Institut Pierre Mendès France

10h30 – 12h45 : « Du nouveau aux archives »
Sous la présidence de Sabine Jansen, professeur des universités, CNAM Paris

– Les archives privées : le Fonds 115 A.J Pierre Mendès France
Vivien Richard, responsable du Pôle des archives des chefs de gouvernement

– La correspondance de PMF aux Archives nationales et à Louviers : présentation d’une année charnière de la correspondance privée 1962
Françoise Chapron, maître de conférences honoraire, attachée scientifique de l’Institut Pierre Mendès France

– Les sources audiovisuelles conservées à l’INA, PMF et la télévision
Manuela Dubessy, documentaliste à l’Institut national de l’audiovisuel

Débat

14h15 – 17h30 : « Dire le vrai »
Sous la présidence de Robert Frank, professeur émérite, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

– Dialoguer avec les concitoyens de l’Eure 1932-1962
Françoise Chapron, maître de conférences honoraire, attachée scientifique de l’Institut Pierre Mendès France

– Le pédagogue de l’économie : faire comprendre la complexité
Olivier Feiertag, professeur à l’université de Rouen

– Une presse nouvelle, pour une République moderne
Émeric Bréhier, ancien député, directeur de l’Observatoire de la vie politique de la Fondation Jean-Jaurès

– Causeries, allocutions et débats radiophoniques
Christian Delporte, professeur à l’université Versailles Saint-Quentin

Débat

17h15 : Clôture : Un parler vrai
Jean-Pierre Rioux, inspecteur général honoraire de l’Éducation nationale

Inscription obligatoire avant le 10 juin 2019 (nom, prénom, lieu et date de naissance des présents sont demandés par les services de sécurité du Palais Bourbon – pièce d’identité obligatoire). L’inscription se fait via ce lien.

[Annonce] Conférence-débat sur le livre de Pierre Mendès France Liberté, liberté chérie

Samedi 24 septembre 2016, 16 heures
Hôtel de ville de Louviers, salle Pierre Mendès France
Conférence-débat sur le livre de Pierre Mendès France Liberté, liberté chérie

Avec la participation de
– Vincent Duclert, historien, chercheur au Centre d’études sociologiques et politiques Raymond Aron (EHESS)
– André Azoulay, président de l’Institut Pierre Mendès France
– Éric Roussel, historien et biographe de Mendès France

La guerre a été pour Pierre Mendès France une période cruciale.En septembre 1939, il est mobilisé dans l’armée de l’Air et affecté au Levant, où il obtient son brevet d’officier observateur. C’est au cours d’une permission en France qu’il apprend l’offensive allemande du 10 mai. Aussitôt il demande à être envoyé sur le front
pour se battre. Mais il lui faut pour cela effectuer un stage de formation sur les appareils en service et, dans la débâcle générale, ce n’est que le 10 juin qu’il est muté à l’école d’observateurs de Bordeaux-Mérignac. Lorsqu’il y arrive le 19 juin, celle-ci vient de se replier au Maroc. C’est donc pour rejoindre son unité qu’il embarque le 21 juin sur le Massilia, en même temps que d’autres parlementaires. Mais, au cours de la traversée, les passagers apprennent la signature de l’armistice. Dès lors le gouvernement de Vichy va mettre à profit cet épisode pour discréditer les hommes de la IIIe République, en présentant les parlementaires qui ont pris ce bateau pour des fuyards et ceux d’entre eux qui étaient mobilisés pour des déserteurs. Mendès France est ainsi arrêté, transféré à Clermont-Ferrand et, le 9 mai 1941, au terme d’un procès qui n’est qu’une parodie de justice, condamné pour désertion à six ans de prison. Dès le rejet de son pourvoi, il s’évade le 21 juin et, après quelques mois de vie clandestine, rejoint Londres en février 1942 pour s’engager dans les Forces aériennes françaises libres et reprendre le combat.

Rédigé en 1942 et publié en 1943 à New-York, Liberté, liberté chérie est un témoignage capital sur l’épreuve subie par l’auteur et sur la situation de la France au lendemain de l’armistice. Pierre Mendès France y raconte son départ pour le Maroc, son incarcération, son procès, son évasion rocambolesque. Mais, à partir des observations qu’il a pu recueillir au cours de ses mois d’errance avant son départ pour l’Angleterre, il brosse aussi un tableau fidèle des difficultés de tous ordres que rencontrent les Français dans un pays asservi et de l’évolution des esprits face à la politique de collaboration entre Vichy et l’occupant. Les éditions Demopolis ont procédé en 2015 à une édition de la version intégrale livre, avec le soutien de l’Institut Pierre Mendès France et de la Fondation Jean Jaurès. Le texte est accompagné d’une introduction et de notes de l’historien Vincent Duclert et comporte en annexe de nombreux documents écrits et iconographiques. Postface de Denis Salas (haut magistrat) Président de l’Association française pour l’histoire de la justice: spécialiste des années noires de la Justice Française.

C’est à la présentation de la nouvelle édition de cet ouvrage que la Société d’Études Diverses de Louviers, en association avec la Fondation Jean Jaurès et l’Institut Pierre Mendès France, consacre la première de ses conférences mensuelles de l’année 2016-2017. Vincent Duclert, chercheur au Centre d’études sociologiques et politiques Raymond Aron (EHESS) et inspecteur général de l’Éducation nationale, et Éric Roussel, auteur d’une biographie de référence, apporteront leur éclairage d’historiens sur la période évoquée dans le livre et la personnalité de Mendès France.

Entrée libre

[agenda] Alain Chatriot,  autour de sa biographie historique « Pierre Mendès France Pour une république moderne »

Nous vous informons que la Fondation Jean-Jaurès va recevoir à la Cité des livres le jeudi 2 avril 2015 à 18h30 Alain Chatriot, chargé de recherche au Centre de Recherches Historiques (CNRS/EHESS) pour sa biographie historique Pierre Mendès France Pour une république moderne publiée aux éditions Armand Colin (février 2015).
La rencontre sera animée par Jean-Marie Pottier, rédacteur en chef de www.Slate.fr, partenaire de cette manifestation.
Pour plus d’informations et inscription, cliquez-sur http://www.jean-jaures.org/Evenements/La-Cite-des-livres/Pierre-Mendes-France-pour-une-Republique-moderne-Alain-Chatriot-invite-de-la-Cite-des-livres

[annonce] Forum : « Faut-il changer de république ? »

Dans le cadre des forums de l’Institut Pierre Mendès France, le président de l’Institut Pierre-Mendès-France a le plaisir de vous inviter à un forum sur le thème : Faut-il changer de république ?

Avec :
• Pierre Avril – Professeur émérite des Universités

• Jean-Claude Casanova – Président de la fondation Nationale des Sciences Politiques – Membre de l’Institut français de relations internationales

• Daniel Soulez-Larivière – Avocat à la cour

• Dominique Rousseau – Professeur de droit constitutionnel à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne – Ancien membre du Conseil Supérieur de la Magistrature.

Jeudi 26 mars 2015 à 18h00 à la Mairie du 3ème arrondissement de Paris

2, rue Eugène Spuller (métro Temple)

salle Odette Pilpoul

Entrée libre dans la limite des places disponibles

[Annonce] Antoine Prost sur les réformes de l’éducation de 1936 à nos jours

Mercredi 11 décembre 2013 à 18 heures se tiendra au Collège de France, 3 rue d’Ulm Paris dans le 5ème, une rencontre avec Antoine PROST, professeur émérite à l’université de Paris I-Panthéon-Sorbonne au sujet de son livre : « Du changement dans l’école. Les réformes de l’éducation de 1936 à nos jours » aux Editions du Seuil.

De Jean Zay à Vincent Peillon, l’un des meilleurs spécialistes de l’histoire de l’éducation en France retracera et mettra en perspective les grandes politiques de réforme de l’école et de l’université engagées. Au cœur des enjeux : les questions cruciales de la démocratisation et de la modernisation de la pédagogie depuis le Front Populaire.

S’inscrire impérativement au 01 44 27 18 80 ou sur ipmf@college-de-france.fr (places limitées)